[Débat] Que changeriez-vous de l’économie actuelle (ou du capitalisme)?

Posté par argent-guide dans Débat Un commentaire

Bonjour à vous,

Alors que l’élection présidentielle approche à grands pas, on entend parler de « la crise » ou encore « d’acheter français ». Il suffit de voir les clips présidentiels ou simplement les infos.
Un peu moins récemment, nous avons vu la Grèce « couler ».

Dans un monde où les « riches » deviennent de plus en plus riches et les « pauvres » de plus en plus pauvres, que penser de l’économie actuelle? Est-ce que l’argent est-il bien distribué? Faut-il supprimer, modérer ou laisser tel quel, le système « libéral »?
Est-il normal, pour vous, qu’un pays arrive à « couler » (cf: la Grèce)?
Et vous, si vous étiez président(e), que changeriez-vous de l’économie actuelle?
Avez-vous un système économique alternatif à proposer?
Ressentez-vous l’impact de la crise sur votre portefeuille?

Voila quelques unes des questions que j’aimerais vous soumettre. J’en profite donc pour lancer une idée que j’avais en tête depuis quelques temps déjà: les débats.

J’espère que vous serez nombreux à intervenir et que cette idée de débat vous plait (si vous avez des idées de débats à me soumettre et que l’idée plait, j’essayerai d’en organiser régulièrement).

Vous pouvez bien sur intervenir en dehors de ces questions. Elles ne sont là que pour ouvrir le débat.
N’hésitez pas à me poser vos questions, je participerai au débat sans problème (tant que ça reste dans le sujet).

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Une réflexion au sujet de « [Débat] Que changeriez-vous de l’économie actuelle (ou du capitalisme)? »

    Temps approximatif pour la lecture des commentaires : 36 mins
  • Darkerx Le 23 août 2012 à 18 h 38 min | Répondre

    Voici une idée, pas encore diffusée, pour l’instant:
    « Bonjour,
    Je représente un groupement d’acteurs de l’économie (industriels, entrepreneurs, investisseurs, banquiers, économistes) qui souhaiteraient que le tissu législatif soit amendé pour qu’enfin nos économies sortent du marasme actuel et que la création de richesse puisse reprendre. Bien évidement, il semble que ce souhait soit partagé par quasiment tous nos concitoyens, et nous ne faisons pas preuve d’originalité en l’exprimant, par contre nous comptons faire preuve d’originalité en expliquant comment ce souhait pourrait se réaliser, grâce aux principes du « Libéralisme Contraint ».
    Tout d’abord, je tiens à préciser que mes collègues et moi-même ne cherchons surtout pas de publicité à titre individuel. En effet, nous faisons partie des 1%, détestés par l’opinion, qui ont les rémunérations les plus élevées parce qu’ils comprennent les rouages de nos économies globalisées et savent les utiliser à leur avantage ou à celui de leur employeur. Ainsi certains sont des experts en délocalisations compétitives, d’autres en trading à haute fréquence ou en produits dérivés, et ils s’enrichissent au détriment du produit intérieur brut de leur patrie, car c’est mathématiquement la meilleure façon de le faire à cause de l’inepte tissu de lois qui nous y oblige. Cela étant, nous sommes pourtant tous humanistes, et préférerions que le tissu législatif nous incite à des activités à plus forte valeur ajouté pour le bien commun, et que l’enrichissement individuel ne puisse se réaliser sans enrichissement collectif. Nous aussi souhaitons un monde moins inégalitaire et plus durable pour nos enfants.
    Ainsi, la crise des « dettes souveraines » actuelle sera sans porte de sortie avec le système législatif, et surtout fiscal, en vigueur. Et, si la plupart des acteurs politiques ont fini par comprendre que les « marchés » (nous, vous, tout le monde) ne prêteraient plus d’argent sans avoir une chance de le revoir et que l’ « austérité » (réalisme budgétaire) était un passage obligé, ils n’ont toujours pas tous assimilé que l’on ne pouvait réellement rembourser ses dettes qu’avec de la richesse créée et non pas empruntée. Le Keynésianisme ne s’applique plus au stade où nous en sommes, et toute politique de relance par l’endettement est vouée par avance à l’échec. La première femme de ménage venue sait qu’elle n’obtiendra plus de crédit de personne si elle ne peut faire face à ses échéances, et elle recherchera alors avant tout des compléments d’activité pour augmenter ses revenus. Par pitié, essayons d’être collectivement aussi intelligents qu’elle.
    Précisons quelques points sur les fondamentaux économiques:
    Il incombe aux législateurs de mettre en place le cadre favorisant la création de valeur, et jusqu’à présent, c’est plutôt raté. Partout nous entendons « il faut se répartir la richesse », mais toujours ce n’est que le revenu du travail qui est considéré, or l’offre de travail est économiquement très élastique au coût du travail (ce qui signifie que, comme une savonnette, plus vous allez appliquer une pression forte dessus, plus il partira loin…). Il n’y a pas d’alternative, si nous voulons avoir plus de revenus, il faut produire plus à l’intérieur du pays (PIB).
    Un réflexe simpliste consiste à diaboliser les marchés financiers et les investisseurs, car le commun des mortels se rend bien compte que de nombreuses injustices s’y déroulent. Il importe ici de distinguer l’investissement CREATEUR de valeur (outils de production, formations, etc.) de l’investissement PREDATEUR de valeur (trading à haute fréquence, marchés locatifs, etc.), et de favoriser le premier au détriment du second. Toute richesse immobilisée pour en obtenir une rente (et non pas supporter une production) ne crée pas de valeur, mais ne sert qu’à en prélever sur l’économie productive et devrait donc être découragée par les législateurs censés défendre les intérêts de la collectivité.
    Durant les dix dernières années, le patrimoine des français est passé de €3800Milliards à €9600Milliards, et le montant global de la dette de la France n’est « que » de €1700Milliards, nous aurions donc très largement pu nous libérer de notre endettement en appliquant une structure de taxation différente.
    Il résulte de ce qui précède, que pour réellement sortir de notre crise de la dette souveraine il faut, et il suffit de : (principes du « Libéralisme Contraint »)
    -Supprimer autant que possible les charges et impôts portant sur le travail créateur de richesses (continuons à taxer les activités prédatrices de valeur), ainsi que sur les ressources immobilisées pour le financement des ces activités, afin qu’elles se développent. C’est ce que nous enseignent les cours sur l’élasticité dispensés dans les meilleures écoles de gestion.
    -Mettre en place une imposition des ressources non investies pour produire de la richesse (et toute acquisition par un acteur non industriel d’une ressource (ou d’options/ « futures », etc.), qu’il ne sait pas transformer lui-même), ainsi qu’une taxation de la consommation (ce qui permet aux importations de participer au financement de notre système social (sans protectionnisme), et aura un impact positif sur notre balance commerciale), avec une échelle de progressivité en fonction inverse de la nécessité des produits et activités taxés (et de leur impact sur l’environnement). Il faut déterminer l’assiette de ces impôts et taxes pour équilibrer le budget de l’état en maintenant le financement de notre système social.
    -Séparer les activités de dépôt des activités d’investissement au sein des banques, pour que les actionnaires qui souhaitent prendre des risques ne les fassent plus supporter par la collectivité.
    -Mettre en place une taxe sur chaque émission de transaction financière (qu’elle soit ultérieurement annulée ou pas), pour supprimer tout intérêt aux activités de trading à haute fréquence qui ne permettent qu’un prélèvement de richesse au détriment de l’économie productive.
    Exemples des impacts de ce type de principes:
    Si tous les français décident de donner un euro à un chanteur parce que sa dernière chanson leur plaît, il ne semble pas indécent que son revenu dépasse €60M et qu’il en garde la libre disposition, sous réserve que ce montant soit dépensé (réinjecté dans l’économie) ou investi dans des sociétés qui vont créer des produits ou services pour nos concitoyens. Par contre, si ces sommes sont par exemple immobilisées dans des biens immobiliers pour en retirer une rente, elles ne servent plus qu’à prélever de la richesse produite par des travailleurs pour augmenter un enrichissement sans fin (jusqu’à destruction du système) et creuser les inégalités (d’autant plus que cela alimente d’autant la spéculation immobilière, et le renchérissement des actifs immobiliers ainsi obtenus).
    A l’heure actuelle, les montants des impôts et charges pesant sur le travail sont tellement élevés que nous avons tous tendance à essayer de tout faire par nous-mêmes (pelouse, peindre ses volets, faire garder les enfants, gérer la dépendance des personnes âgées, etc.), alors que nous supportons par ailleurs un chômage grandissant. Il serait quand même largement préférable de pouvoir rémunérer quelqu’un de plus qualifié pour le faire, sans que cela soit appelé du travail au noir. Cela réduirait les inégalités par une meilleure circulation des revenus, tout en faisant progresser la qualité de vie de tous.
    Il y a de plus en plus de gros SUV circulant partout, et particulièrement dans les centres villes, ne serait-il pas normal de faire porter une taxe sur la consommation (à taux très élevé, 40% à 60%) à ce type d’engins qui puent, polluent, et prennent une place considérable pour ne transporter le plus souvent qu’une seule personne ?
    Actuellement nos collègues banquiers mettent souvent en danger leur entreprise pour maximiser leur bonus, par le recourt à des effets de levier phénoménaux. Cela permet d’augmenter magistralement la rentabilité des capitaux investis, tant que les fondamentaux des marchés sont positifs, et si jamais un retournement s’opère cela détruit les capitaux propres de la banque instantanément. La collectivité a pris à sa charge de sauver l’actionnariat de ces banques, ainsi que leur encadrement pour ne pas impacter les titulaires des comptes de dépôt gérés par ses mêmes banques. Si les activités bancaires étaient dissociées dans des entités juridiques différentes en fonction de leur nature, la collectivité aurait pu laisser ces (très riches) banquiers perdre leur emploi, leur actionnariat (qui s’est bien enrichi jusque là) assumer leurs pertes, sans que cela n’impacte en quoi que ce soit les titulaires des comptes de dépôt, ni l’endettement souverain. Actuellement, lorsqu’un banquier fait prendre ce genre de risque à sa banque, il ne risque même pas la perte de son emploi, mais tant que le risque ne se matérialise pas, il engendre des bonus faramineux… il aurait bien tort de s’en priver.
    En allant au bout de la logique actuelle, un célèbre concepteur de tablettes tactiles (très très bien valorisé par les marchés) concourt en fait au déficit commercial de son pays, car il n’en fait travailler aucun producteur (trop cher). Ne serait-il pas normal que la vente de ses produits finance les coûts sociaux que la collectivité doit supporter pour assumer ses décisions ?
    Actuellement, de nombreux investisseurs misent sur une dégringolade économique des pays « industrialisés » (en voie de désindustrialisation…) et parient sur les matières premières, l’or, le blé, le pétrole, grâce aux tonnes de liquidités mises sur le marché par les banques centrales. Ce faisant, ils relancent la pire des inflations qui soit (pour les individus) et participent à la déstabilisation de nos économies (tout en s’enrichissant sans rien produire). Qu’un fabricant de pain puisse acheter des contrats « futurs » sur le blé est normal, qu’une banque, un fond, etc. puisse acheter des actions d’un fabricant de pain est normal, mais qu’une entité purement financière soit laissée libre d’investir en direct sur des matières ne sera jamais que de la spéculation sans aucun intérêt pour la collectivité. Quand nous laissons faire ça, à notre détriment collectif et au bénéfice des seuls bonus de certains, et qui plus est grâce à des liquidités provenant de l’endettement souverain, il y a de quoi se demander si après tout nous ne méritons pas ce qui nous arrive.
    Conclusion :
    Nous sommes de droite, car nous voulons que les entrepreneurs aient plus de chances de succès et que les revenus du travail ne soient plus taxés.
    Nous sommes de gauche, car nous voulons la préservation de notre système social, la réduction des inégalités, et la redistribution des richesses immobilisées (celles qui ne sont pas investies directement pour produire ou se loger soi-même).
    Nous sommes écologistes, car nous voulons que les gaspillages superflus soient le plus possible découragés par une taxation plus forte de tout ce qui pue, pollue, ou nuira à l’environnement de nos enfants.
    Nous sommes à la croisée des chemins, ces décisions auraient dû être prises lors de l’apparition de la crise, mais nous en avons raté l’occasion. Nous avons été profondément déçus de voir les mesures similaires être comprises et votées trop tardivement (TVA sociale (avec une amplitude très insuffisante)…), et nous sommes effondrés de voir qu’il n’en existera plus. En appliquant les principes qui viennent d’être énoncés, même une décroissance pour préserver notre environnement serait indolore grâce à la réduction des inégalités qui en résulterait, il est presque du domaine de la trahison de ne pas les mettre en place.
    Merci de nous donner votre point de vue sur le sujet du « Libéralisme Contraint », et nous sommes à votre disposition pour en discuter, dans l’espoir d’offrir un monde plus juste à nos enfants.
    « 

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